TWC : ils vous en parlent
11 juillet, 2011

De retour d’Edimbourg, une joueuse, un arbitre et deux entraîneurs partagent « leur » Coupe du Monde de Touch.

Des témoignages à lire ici 

 

De retour d’Edimbourg et avant de retrouver leur routine quotidienne, une joueuse, un arbitre et
deux entraîneurs partagent « leur » Coupe du Monde de Touch

Eric Peytavin, entraîneur équipe Hommes +35 ans

Difficile de s’exprimer et de résumer en quelques lignes une semaine aussi intense, chargée d’émotions et riche de
souvenirs…
Dire que tout a été parfait serait certainement présomptueux, néanmoins je pense que nous avons vécu un moment
assez exceptionnel sportivement et humainement. Personnellement, j’ai pu toucher du doigt et appréhender le Touch de Haut niveau. Assister aux entrainements des Néozélandais ou des Australiens était un vrai moment de plaisir, d’admiration et d’enseignement. La qualité de jeu, proposé durant ce tournoi et plus particulièrement durant les finales, a été une réelle source d’enrichissement personnel.
Au niveau de l’organisation générale, je pense que, de l’hébergement jusqu’au terrain, toutes les conditions étaient réunies pour nous permettre de nous concentrer essentiellement sur notre équipe et notre jeu.
Concernant la prestation de mon équipe, je pense que les joueurs ont des raisons d’être fiers de leur parcours. En effet, malgré le stress de la compétition, la longueur du tournoi, la blessure à l’épaule au bout de 15min d’un des leaders de jeu, ils ont su gérer l’événement, et garder leurs qualités de jeu, pour gagner les matchs que nous devions absolument gagner. Ils ont donc eu le droit et l’honneur d’affronter l’Australie et l’Afrique du Sud, et là encore, ils ont retrouvé une cohésion et une qualité de jeu qui leur a permis de rendre une copie tout à fait honorable face à de telles équipes.
La seule fausse note de notre tournoi aura certainement été de l’avis de tous, de ne pas réussir à battre le Pays de Galles, qui pourtant nous semblait prenable.
Je pense que cette Coupe du Monde a vraiment donné une âme à cette équipe et qu’il y a vraiment une très forte ossature qui s’est dégagée de ce groupe.
Ce dont je suis le plus fier est certainement d’avoir contribué à fédérer sur le terrain et en dehors une réelle équipe. Des gars, qui dès aujourd’hui sont prêts à refaire des efforts et des sacrifices pour aller chercher un titre aux Championnats d’Europe.
En terme d’amélioration, je pense que pour aborder des compétitions de ce niveau, avec une réelle volonté de gagne, nous devons absolument augmenter notre temps de jeu. Il me semble important de pouvoir engager l’équipe de France, dans différents tournois Internationaux durant toute l’année. J’ai trouvé que le référentiel de jeu, ainsi que l’ensemble des combinaisons étaient bien assimilé par l’ensemble du groupe, mais que durant les matchs avec une réelle opposition, nous manquions de repères, de fluidité et d’automatismes dans notre jeu.
Enfin, et c’est une demande de l’ensemble de mon équipe, il serait bien de réunir une fois par an l’ensemble des équipes de France, même si je comprends que ce n’est pas simple à organiser.
Pour terminer, un grand merci à Pascal (le manager), qui nous a apporté son calme et sa sérénité et bien sûr à l’ensemble du staff technique, avec une pensée particulière pour les kinés qui ont été très présents et particulièrement appréciés pour leurs dévouements et leurs disponibilités.
Sportivement.

Sébastien Chassande, entraîneur équipe Hommes +40 ans

Le tournoi est une super expérience pour moi. La gestion d’un groupe d’anciens mais pas forcément très expérimentés au touch (plus des anciens quinzistes) n’est pas simple. L’équipe a fortement progressé au cours de la compétition et je suis fier d’eux. Les résultats ne sont pas à la hauteur de la valeur de l’équipe en fin de tournoi. Avec deux victoires, nous méritons mieux que la dernière place.
Le prochain coach de cette équipe partira sur de bonnes bases et peut espérer des résultats surprenants à la prochaine coupe d’Europe à Trévise en 2012.
Je suis assez déçu par l’organisation et l’ambiance en comparaison de ce que j’ai déjà vécu dans mes 3 précédentes coupes d’Europe:
– la cérémonie derrière les grillages, c’était vraiment nul !*
– le choix du mois de juin est une erreur. En Ecosse il aurait mieux valu Juillet. Nous aurions plus de chance d’avoir une bonne météo.
– l’organisation des transports a mis 3 jour à ce se roder (gestion des taxis).
Cependant rencontrer les nations de l’hémisphère sud est génial.
Je sais maintenant qu’il faut un manager pour gérer la vie pratique de l’équipe. Le cumul avec le rôle d’entraineur est difficile.
* A cause de terrains détrempés suite à une météo peu avantageuse, la FIT a reprogrammé la cérémonie d’ouverture sous un format « simplifié » : seuls 3 représentants par équipe, les autres membres des fédérations assistaient à la cérémonie en
dehors de la zone allouée. Touch France a très rapidement remonté à la FIT la déception et la frustration de tous ceux qui
étaient honorés de porter les couleurs de la France.

Marie Sempéré, capitaine de l’équipe Féminine

En tant que joueuse, j’ai vécu ce tournoi de deux manières différentes car j’ai l’impression d’avoir vécu deux tournois différents: une première journée exceptionnelle avec deux supers matches et une qualification pour la Cup au bout (que du positif et des émotions incroyables) ; le reste de la compétition a été difficile à gérer car on n’avait pas les moyens de rivaliser avec les autres nations. Pour moi qui suis une compétitrice dans l’âme, ça a été parfois compliqué à gérer d’enchaîner les défaites ; on savait qu’en se qualifiant pour la Cup, cela allait se passer comme ça. Je pense que nous avons pris la deuxième partie de la compétition avec plus de philosophie en se disant que c’était une chance de se frotter aux meilleures équipes du Monde. Ce qui est sûr c’est que je ne regrette en aucun cas la façon dont notre Coupe du Monde s’est déroulée, on atteint notre objectif, c’est le principal.
C’est toujours énorme de participer à une Coupe Du Monde. « Rugbystiquement » c’est l’occasion de jouer des nations que nous n’avons pas
l’habitude de rencontrer. D’un point de vue humain, on échange avec des personnes qui viennent de tous les coins de la planète, ce sont ces moments de vie qui font la magie d’une Coupe du Monde.
Le touch est un sport amateur mais les plus grandes nations du Monde sont très professionnelles dans leur manière d’aborder une compétition comme celle-là, ex: staff médical, nutrition, récupération etc.. Je pense qu’il faut s’en inspirer si l’on veut progresser.
Personnellement, l’action dont je suis la plus fière c’est contre l’Allemagne lors de notre 1er match. Avec Marie Cerveau, nous marquons le premier essai de la compétition, sur notre premier ballon, au bout de quelques secondes, c’était une super sensation.
Collectivement, j’ai plusieurs images en tête, notamment des actions de filles qui s’arrachent en défense pour aller faire des touchs improbables contre les Blacks ou Singapour… Pour moi c’est cet état d’esprit dont je suis la plus fière, on s’est battues jusqu’au bout.

Sylvain Charras, unique arbitre français de la Coupe du Monde

J’ai préparé cette coupe du monde avec beaucoup d’entrainements physique et des exercices techniques comme des exercices de placement et en arbitrant dans beaucoup de tournois. J’ai très bien été accueilli dans le groupe des arbitres, j’étais le « petit français » parmi ce groupe de « grandes personnes » et cela a quand même certains avantages, ils ont été aux petits soins avec moi durant toute la semaine de la compétition. Pendant le tournoi, j’ai reçu pas mal de conseils sur le placement, sur ma communication avec les joueurs, sur l’arbitrage en général et puis quelques évolutions sur les règles qui vont apparaître dans les prochaines semaines.
J’ai eu à arbitrer des matches aussi bien dans les catégories Open Mixte, Féminines, Hommes +35ans ou Hommes +40ans et j’ai terminé par le match de gala entre l’Europe contre le reste du Monde.
Ce qui m’a demandé le plus d’énergie est la concentration durant les matches. Il faut être tout le temps concentré, on n’a pas le temps de se reposer sur un match. Et c’est très long d’attendre entre les matches aussi.

NB : Sylvain a obtenu le niveau 3 d’arbitrage européen au cours de la coupe du monde.

La suite

Merci à tous les quatre et bonne continuation sur la planète Touch !
Prochains rendez-vous des équipes nationales de Touch France :
– championnats d’Europe 2012 à Trévise (Italie) durant l’été 2012.
– championnats d’Europe 2014, dates et lieu à déterminer.
– coupe du Monde 2015 en Australie.
Site de la coupe du Monde : http://www.touchworldcup2011.co.uk/

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